Tour: Landis récupère le maillot!

Tour: Landis récupère le maillot!
Sergei Gonchar était imbattable dans le contre-la-montre Le Creusot - Montceau-les-Mines. L'Ukrainien bat Andreas Klöden de 40''. 3e, Floyd Landis s'empare du maillot jaune.
Pereiro-Sastre-Landis: ce triumvirat cherchait son chef. Le maillot jaune Oscar Pereiro comptait 12 secondes d'avance au classement général sur son compatriote espagnol Carlos Sastre et 30 secondes sur l'Américain Floyd Landis.
Gonchar: sa meilleure saison à 36 ans!
Le vainqueur de cette étape de 57 km contre la montre n'était pas concerné par la lutte pour le podium: Sergei Gonchar avait déjà remporté le chrono de Rennes (52 km) de la 7e étape. L'Ukrainien de T-Mobile avait, dans la foulée, passé 3 jours en jaune: Sergei Gonchar dispute, à 36 ans (il a eu son anniversaire voici trois semaines), son meilleur Tour de France.
L'attente de Sergyi Gonchar
Au moment de franchir la ligne d'arrivée, le champion du monde du contre-la-montre 2000 précédait de plus de 3 minutes son suivant immédiat, l'Allemand Sebastian Lang. 57e du classement général de ce Tour, l'ex-institituteur ukrainien a entrepris une longue attente de quelque 3 heures, avant de pouvoir savourer son triomphe dans ce contre-la-montre du Creusot - Montceau-les-Mines sur 57 km.
Gonchar (presque) de bout en bout
Gonchar était devancé d'une petite seconde par Landis au 1er temps intermédiaire. Mais pour le reste, l'Ukrainien a archi-dominé l'épreuve. Andreas Klöden prend la 2e place à 0:40, Landis est 3e à 1:10. Oscar Pereiro perd son maillot jaune de leader, malgré un bon chrono (4e à 2:40). L'essentiel pour l'ancien coureur de Phonak est de garder la 2e place du général, juste à moins d'une minute (59 sec.) de Landis et une demi-minute devant Klöden.
Sastre éjecté du podium
C'est Carlos Sastre, 2e au départ, qui a fait les frais de la journée: 20e à 4:42, le leader de remplacement de CSC (à la place d'Ivan Basso, exclu la veille du départ) se retrouve 4e hors du podium, au général.
Pacte de non-agression aux Champs-Elysées?
La dernière étape, avec l'arrivée traditionnelle aux Champs-Elysées, devrait - mais ce Tour nous a valu d'autres surprises! - finir par un pacte de non agression et, partant, le 8e triomphe consécutif d'un Américain à Paris: Floyd Landis pour une première après 7 succès de son ex-coéquipier Lance Armstrong.
Cunego maillot blanc!
L'Italien Damiano Cunego a surpris son monde. En 1:11.29, le vainqueur du Giro 2004 signe le 10e temps final et conserve, en tout état de cause, son maillot blanc de meilleur jeune. Cunego n'avait que 5'' de marge sur l'Allemand Fothen, spécialiste du chrono. Mais ce dernier a été battu de 31 secondes par l'Italien!

# Enviado em Sábado 22 Julho 2006 12:46

Modificado em Quarta 06 Junho 2007 02:32

Calcio: 3 clubs relégués en Série B

Calcio: 3 clubs relégués en Série B
La justice a rendu son verdict dans le scandale du Calcio : la Juventus, la Fiorentina et la Lazio sont reléguées en Série B, alors que le Milan AC sera privé d'Europe.
L'équipe de Johann Vogel et du président Berlusconi n'a pas été reléguée en 2e division, mais 44 points lui ont été retirés par rapport au classement final 2005-06, privant ainsi le club de Coupe d'Europe la saison prochaine. L'équipe lombarde entamera en outre le championnat 2006-07 avec un retard de quinze points.

Quant à la Juve (qui perd également ses titres de championne d'Italie 2004-05 et 2005-06), la Fiorentina et la Lazio, elles commenceront la saison en deuxième division avec de surcroît des points de pénalité, respectivement 30, 12 et 7 points de moins. Les équipes ont maintenant jusqu'à lundi pour faire appel, ce qu'elles feront sans aucun doute au vu des déclarations entendues à la suite du verdict (lire ci-contre). Les peines définitives devraient être connues d'ici la fin du mois.
Cinq ans de suspension pour Moggi
Parmi les personnes accusées de "fraude sportive" ou de "manquement à l'éthique sportive", l'ex-directeur général de la Juventus Turin, Luciano Moggi, considéré comme le "grand maître" du système de matches truqués, a écopé de cinq ans de suspension de toute fonction sportive, mais le tribunal a également proposé sa radiation à la Fédération.

La même peine - cinq ans de suspension et proposition de radiation - a été prise contre l'ancien administrateur-délégué du club turinois, Antonio Giraudo. L'administrateur-délégué de l'AC Milan, Adriano Galliani, a été condamné à un an de suspension. Le président honoraire de la Fiorentina, Diego della Valle, également patron des chaussures Tod's, a été condamné à 4 ans de suspension et 30'000 euros d'amende.

La patron de la Lazio Rome, Claudio Lotito, écope de 3 ans et 6 mois de suspension et d'une amende de 40'000 euros. En revanche, cinq arbitres sur les huit accusés par la justice sportive ont été relaxés par le tribunal disciplinaire.

Côté joueur, aucun n'a été déféré devant la justice sportive. Une multitude de joueurs sélectionnés pour la Coupe du monde, dont 13 «azzurri» et deux Suisses (Johann Vogel/Milan et Valon Behrami/Lazio), évoluent dans un des clubs condamnés. Ceux-ci peuvent craindre maintenant une fuite massive de leurs stars cet été.
Système "sophistiqué" de matchs truqués
L'affaire des matches truqués du Calcio implique non seulement quatre prestigieuses équipes italiennes, mais aussi des arbitres et arbitres-assistants, des dirigeants de clubs et de la Fédération de football, dans un système "sophistiqué" de trucage des rencontres lors de la saison 2004-05.

L'enquête n'a pas déterminé des faits de corruption, d'achats de matches ou "d'enveloppes sous la table". Mais selon l'accusation, les clubs ont bénéficié à plusieurs reprises d'arbitres favorables, avec la complicité des deux responsables de la Fédération chargés de leur désignation.

"L'intelligence du système" reposait sur le rôle des arbitres, appelés à intervenir non sur des actions spectaculaires mais sur des phases de jeu litigieuses, comme un hors-jeu ou une faute. Le tout pour ne pas créer "d'impression négative dans l'opinion publique", avait expliqué le procureur lors du procès disciplinaire.

# Enviado em Segunda 17 Julho 2006 09:29

Modificado em Terça 05 Junho 2007 01:01

L'Italie s'impose aux penalties

L'Italie s'impose aux penalties
En finale du Mondial (1-1), l'Italie et la France se départagent aux tirs aux buts après des réussites de Zidane (7e) et Materazzi (19e). Grosso donne la Coupe aux siens.
A
Berlin, les supporters du Stade Olympique espéraient se plonger dans le Grand bleu pour cette finale du Mondial. Bleu comme la couleur de cœur des deux équipes, la France de Zidane et l'Italie de Cannavaro, bleu comme un beau ciel étoilé ou bleu comme le fond de l'océan, selon que l'on soit vainqueur ou vaincu. Car une finale est toujours cruelle.

La
partie démarrait sur des charbons ardents. A la première minute, Thierry Henry était choqué dans un tête contre tête à pleine vitesse avec Cannavaro et il devait sortir du terrain. Sonné, le buteur tricolore décidait tout de même de poursuivre la rencontre.
Zidane
marque en finesse
Dès l
a 4e minute, Zambrotta fauchait Viera et recevait un carton jaune de la part de l'arbitre Horacio Elizondo. Et sur l'attaque tricolore qui suivait, Materazzi stoppait Malouda dans la surface de réparation. L'arbitre argentin n'hésitait pas et désignait aussitôt le penalty. Zinédine Zidane le tirait tout en finesse et trompait Buffon avec l'aide de la barre transversale. C'était le 31e but de la carrière de Zidane pour sa 108e et dernière sélection. La France menait 1-0 après sept minutes de jeu et la rencontre était lancée.

L
es Italiens partaient dès lors dans un match poursuite et leurs efforts allaient être récompensés à la 19e minute sur une nouvelle balle arrêtée, en l'occurrence un corner. Sur celui-ci, tiré du pied droit par Pirlo, Marco Materazzi se détendait superbement, gagnait son duel avec Vieira et son coup de tête battait Barthez pour l'égalisation.
Materazzi,
maître des airs
Ces deu
x buts ouvraient bien la finale et les équipes se livraient sans trop compter. A la 27e minute, l'Italie tentait de remettre ça sur un nouveau corner tiré par Pirlo. Materazzi, du haut de son mètre 93, sautait encore mieux que les défenseurs français mais commettait une faute. A la 31e minute, Thierry Henry tentait une incursion dans la défense adverse et servait Malouda dont la frappe ne surprenait pas Buffon.

Le
s Italiens s'essayaient alors à un «remake» et renouvellaient le scénario à la 35e sur un nouveau corner de Pirlo, toujours tiré de la droite, et cette fois c'est Toni qui reprenait crânement de la tête. Le ballon finissait sur la transversale de Barthez... La France tentait de jouer en rupture avec Zidane qui cherchait Henry ou Ribéry, mais sans succès. On en restait à un but partout à la mi-temps.
Vieira sort sur blessure
Dès la reprise, Thierry Henry partait en dribble dans la surface italienne, mais son tir était trop mou pour inquiéter Buffon. A la 49e, une nouvelle incursion de Henry faisait trembler la défense de la Squadra Azzurra, mais son centre était contré par Zambrotta. Les Français tentaient de mettre la pression. A la 52e, Malouda lancé par Zidane était fauché par Zambrotta dans la surface, mais cette fois Monsieur Elizendo n'activait pas son sifflet.

A la 55
e minute, Patrick Vieira se claquait à la cuisse et devait sortir sur cette blessure. Il était remplacé par Diarra. A la 61e minute, l'Italie marquait un nouveau but mais en position de hors jeu de ses attaquants... On sentait que le match pouvait basculer à tout moment. A la 62e, Henry frappait très vite en pénétrant dans la surface et obligeait Buffon à une belle parade. Le match gagnait en folie.
La p
rolongation ne change rien
A la 7
0e, Buffon laissait échapper la balle sur un coup franc de Zidane, mais sans dommage... A la 76e, Pirlo tirait un coup franc qui léchait le poteau gauche de Barthez... A la 80e, Zidane était près de sortir suite à un choc et une épaule douloureuse, mais le capitaine restait finalement sur le pont. Une dizaine de minutes plus tard et quelques tentatives plus timides, on en arrivait à la fin du temps réglementaire et il fallait jouer des prolongations.

A la 98e
minute, Frank Ribéry s'ouvrait le chemin du but, mais son tir filait tout près des buts de Buffon. A la 99e, David Trezeguet remplaçait Ribery qui sortait sous les vivas. Les Français prenaient l'ascendant dans cette prolongation avec un Zidane qui touchait un nombre incalculable de ballons. A la 103e, sur un centre de Sagnol, la tête de ce même Zidane obligeait Buffon à une claquette de classe...
Expul
sion de Zidane !
La
2e mi-temps des prolongations allait être cruciale. A la 106e minute, Thierry Henry était remplacé par Sylvain Wiltord. La France jouait avec deux attaquants frais pour tenter de forcer la décision. A la 108e minute, Zinédine Zidane explosait sur une provocation verbale de Materazzi et donnait un coup de tête dans la poitrine du joueur italien. Il était justement expulsé par l'arbitre Horacio Elizondo. Un carton rouge terrible pour l'image de ce grand joueur, jusque-là très bon pour sa dernière partie, mais dont les nerfs venaient de lâcher.

San
s son capitaine et meneur, la France évoluait à dix et se contentait de contrôler le ballon pour aller aux penalties, l'Italie se satisfaisait aussi de cette issue. Dommage d'en finir de cette façon après une finale si bien engagée...

Final
ement, Trezeguet voyait son tir au but finir sur la barre et Grosso donnait la victoire à la Squadra Azzurra qui s'imposait 5-3 au bout de ces penalties. Battue de cette façon en 1994 contre le Brésil, l'Italie inversait cette fois le cours de son histoire et remportait sa 4e Coupe du monde. Une quatrième étoile après celles de 1934, 1938 et 1982.

Pour les Italiens, le ciel venait de virer au grand bleu et chacun avait des étoiles au fond des yeux.

Le parcours des ténors
Finale:
Italie-France 1-1 à la fin du temps réglementaire et des prolongations
Tirs aux buts:
Pirlo (ITA) 1-0
Wiltord (FRA) 1-1
Materazzi (ITA) 2-1
Trezeguet (FRA) tire sur la barre
De Rossi (ITA) 3-1
Abidal (FRA) 3-2
Del Piero (ITA) 4-2
Sagnol (FRA) 4-3
Grosso (ITA) 5-3
.
Demi-finales
Portugal - France 0-1 (0-1)
Allemagne - Italie ap 0-2 (0-0)
Quarts de finale
France - Brésil 1-0 (0-0)
Italie - Ukraine 3-0 (1-0)
Huitièmes de finale
Espagne - France 1-3 (1-1)
Italie - Australie 1-0 (0-0)
Tour préliminaire - groupe G
France - Suisse 0-0
France - Corée du Sud 1-1 (1-0)
Togo - France 0-2 (0-0)
Tour préliminaire - groupe E
Italie - Ghana 2-0 (1-0)
Italie - USA 1-1 (1-1)
Tchéquie - Italie 0-2 (0-1)
Buffon: "Le succès d'un groupe uni et soudé"
Gianluigi Buffon (gardien de but de l'Italie) "Nous avons eu un brin de réussite c'est sûr, pour moi c'est un rêve d'enfant qui se réalise. C'est la force du groupe, uni et soudé, qui a gagné, plus que le talent de quelques individualités."
Marcello Lippi (sélectionneur de l'Italie): "Je dédie ma victoire à ma famille et à tous ces joueurs fantastiques qui ont fait preuve d'un grand coeur et d'une grande détermination. J'ai déjà gagné des titres nationaux et européens, mais je n'avais encore jamais connu une joie pareille. C'est la plus grande satisfaction pour un entraîneur."
Alou Diarra (milieu de terrain français): "On n'a rien à se reprocher. Il nous a manqué peut-être un petit peu de rigueur après le premier but. C'est dur de ne pas gagner et de ne pas rapporter le trophée au pays. Mais je pense que dans ce Mondial un groupe est né."
Bixente Lizarazu (champion du monde 1998): "Il s'est passé beaucoup de choses, des moments de domination italienne mais c'est vrai qu'en seconde mi-temps et notamment lors des prolongations, ce fut de la domination française. Même à 10 contre 11 on était mieux physiquement et c'est à ce moment que l'on aurait pu faire la différence. Malheureusement on a pas pu le faire et on a du aller aux penalties et sa loterie. C'est triste. C'est vrai que les Italiens on les avait battus en 2000 sur un coup du sort aussi dans les dernières minutes. Ils tiennent leur revanche."



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Zidane meilleur joueur du "WM"
près sa sortie ratée en finale, le capitaine des Bleus récolte le dernier trophée de sa carrière: le titre de meilleur joueur de la Coupe du monde 2006.
Zinédine Zidane a été désigné meilleur joueur de la Coupe du monde 2006. C'est une maigre consolation pour le capitaine de l'équipe de France au lendemain de son triste départ en retraite après la défaite contre l'Italie et surtout son expulsion en finale suite à un geste insensé.

Zidane devance avec 2012 points le capitaine de la Squadra Azzurra et nouveau champion du monde Fabio Cannavaro (1977 points) et l'Italien Andrea Pirlo (715). Le choix a été effectué par les journalistes accrédités au Mondial allemand.

Ce trophée s'ajoute à une longue liste de distinctions individuelles pour Zidane (Ballon d'Or France Football 1998, meilleur joueur mondial FIFA 1998, 2000, 2003) et un palmarès impressionnant avec la Coupe du monde 1998, l'Euro 2000 ou la Ligue des champions 2002.
Un trophée au goût amer
Mais Zidane, qui n'a pas participé à la cérémonie protocolaire après la finale et a fui les journalistes, ne rangera sans doute jamais cette dernière coupe en bonne place dans son armoire à trophées. Il lui rappellera à jamais sa triste sortie du football mondial: sur un carton rouge, après un coup de tête en pleine poitrine de l'Italien Marco Materazzi, qui a choqué les amateurs de ballon rond du monde entier.

La désignation de Zidane va reposer le problème du mode de fonctionnement de ce trophée, puisque les votes sont pour leur très grande partie enregistrés avant la finale.

Comme le Brésilien Ronaldo en 1998, passé au travers de la finale contre la France, et le gardien de but allemand Oliver Kahn en 2002, qui repoussa un tir dans les pieds de Ronaldo pour le premier but brésilien, «Zizou» a profité de son comportement exemplaire et de son rôle de leader retrouvé dans le tournoi... jusqu'à la finale.

# Enviado em Segunda 10 Julho 2006 09:50

Federer: le "boss" de Wimbledon

Federer: le "boss" de Wimbledon
Roger Federer est le maître incontesté à Wimbledon. Le Bâlois domine Rafael Nadal 6-0 7-6 6-7 6-3 et enlève sa 4e couronne consécutive sur le gazon londonien.
Le Bâlois, qui s'est imposé en 2 heures et 50 minutes, s'adjuge par la même occasion son huitième titre dans un tournoi du Grand Chelem et se hisse à la hauteur de joueurs du calibre d'Andre Agassi, Jimmy Connors ou Ivan Lendl...

Avec cette quatrième victoire consécutive sur le gazon londonien, le numéro un mondial rejoint Pete Sampras (quatre succès de 1997 à 2000) et Bjorn Borg (cinq de 1976 à 1980) dans l'histoire du tournoi. "Ce sont des héros du jeu, c'est l'un des tournois les plus importants", a confié le Suisse, vêtu de la désormais traditionnelle veste couleur crème qu'il a porté pendant tout le tournoi. "Le gagner quatre fois, c'est inimaginable".

Il s'agit du sixième titre de Federer de l'année, le deuxième du Grand Chelem après l'Open d'Australie.
Un seul set lâché
Lors de cette 120e édition des "All England Championships", Federer n'aura lâché en tout et pour tout qu'un seul set, contre le coriace Rafael Nadal, et porté à 48 le nombre succès consécutifs sur gazon, record de Bjorn Borg (41) battu en début de tournoi.

Il inverse par la même occasion une tendance qui commençait à être inquiétante puisque Nadal avait remporté leurs quatre premiers affrontements de la saison, notamment il y a un mois en finale de Roland-Garros. Le gaucher de Majorque est d'ailleurs le seul homme à avoir réussi à le battre cette année.

Le numéro un mondial est également revenu sur ses difficultés à se défaire de Nadal, le roi de la terre battue, qui aura fait un parcours surprenant en se hissant en finale du plus grand tournoi sur gazon du circuit. "Il a fait un super tournoi", a-t-il dit. "C'était incroyablement serré".

De son côté, Nadal a souligné les progrès réalisés sur une surface censée être incompatible avec son jeu de terrien. "C'est une surface difficile. Mais j'ai joué mon meilleur tennis et j'ai réalisé mon meilleur tournoi", a-t-il observé. "Je me suis beaucoup amélioré cette année et j'espère revenir".
Premier set de feu
Federer a profité de la nervosité de son adversaire, pour la première fois de sa carrière en finale de Wimbledon à 20 ans, pour s'adjuger le set initial en moins de 25 minutes.

La suite, très spectaculaire, a été beaucoup plus serrée. Plus fort au service, le numéro un mondial a imposé son jeu d'attaque en fond de court, en ne prenant qu'occasionnellement la direction du filet. Il a régalé le public du Central par ses somptueuses accélérations de coup droit.

Roger Federer a ainsi mis fin à une série de cinq défaites contre Rafael Nadal. Le gaucher de Majorque mène désormais 6-2 dans les confrontations directes.

Federer et Nadal, dont la rivalité ne fait probablement que commencer, devraient se retrouver au mois d'août aux Masters Series de Cincinnati et de Toronto, puis à l'US Open à New York.

Le Majorquin, qui tentait le premier doublé Roland-Garros/Wimbledon depuis celui de Borg en 1980, peut être fier de son parcours. Il s'était donné trois ans pour réussir un résultat sur la surface qui convient le moins à son jeu.

Roger Federer, qui a remporté son 39e tournoi en simple sur le circuit ATP, est en train d'écrire l'une des plus belles pages de l'histoire du tennis. On en viendrait presque à oublier qu'il n'a que 25 ans...

# Enviado em Segunda 10 Julho 2006 09:34

L'Allemagne s'offre la 3e place

L'Allemagne s'offre la 3e place
Match de gala entre deux formations décomplexées et désireuses de terminer leur Mondial sur une bonne note. L'Allemagne a logiquement battu le Portugal 3-1 à Stuttgart.
Cette «finale des perdants» a mis aux prises deux équipes libérées, volontiers tournées vers l'offensive. Du côté allemand, le retour aux affaires de Frings - suspendu en demi-finale - permettait à la Mannschaft de récupérer un élément qui lui avait fait défaut contre l'Italie. Dans le camp lusitanien, la blessure de Miguel et la suspension de Ricardo Carvalho obligeaient Scolari à faire preuve d'imagination. Dès lors, l'arrière-garde des vice-champions d'Europe présentait un visage inédit avec les alignements de Paulo Ferreira comme latéral gauche et de Ricardo Costa au sein de la charnière centrale.
Match bloqué pendant une heure
Bloqué une heure durant, le scénario du match décollait à la 56e lorsque les filets de Ricardo tremblaient enfin. La libération germanique venait des pieds d'un Schweinsteiger, pas encore au courant qu'il allait devenir l'acteur principal de la rencontre. Le milieu de terrain du Bayern Munich se fendait d'un petit numéro personnel sur le flanc gauche avant d'abuser la vigilance de Ricardo, d'un tir des 20 m, subtilement enroulé.

Dès lors la partie prenait réellement son envol après une première mi-temps dominée par une Allemagne désireuse de prendre congé de son public de la meilleure des façons.
Kehl annonce la couleur
Ainsi, Kehl n'avait pas longtemps caché les intentions de la «Mannschaft». Très en vue durant les 45 minutes initiales, il alertait Ricardo d'une lourde frappe dès la 4e. Le ballon, détourné par Nuno Valente en corner, aurait pu avoir le poids d'un penalty si l'arbitre japonais Kamikawa avait, à l'instar des joueurs allemands, estimé que le Portugais s'était aidé de la main pour parvenir à ses fins.

Sur sa lancée la sélection locale prenait un ascendant sur son adversaire, sans pour autant réellement se montrer apte à faire la différence, hormis sur des balles arrêtées, consécutives à un trop grand engagement portugais. Ainsi, après que Kahn se soit affiché en sauveur de la nation sur un essai de Pauleta (15e), le Portugal rentrait dans le rang sans être pour autant inquiété.

La partie s'emballe
En seconde période, les Allemands continuaient de presser leurs hôtes et trouvaient une juste récompense avec l'ouverture du score tombée à la 56e. Ils doublaient la mise sur un coup-franc de l'inévitable Schweinsteiger à 61e. Dépassé, le Portugais Petit manquait son dégagement et poussait le ballon dans ses propres filets.

Désireux de se racheter, les Portugais montaient à l'abordage de la cage de Kahn à plusieurs reprises, mais tant que Deco (63e) que Nuno Gomes (67e) ou Cristiano Ronaldo (72e) se brisaient sur l'intransigeance de Kahn. Alors que les visiteurs semblaient monter en puissance, Schweinsteiger proposait un nouveau festival sur le flanc gauche et dégoûtait le Portugal d'une lourde frappe décrochée des 25m.

Dès lors, la cause était définitivement entendue et les Lusitaniens sauvaient l'honneur de manière méritée à la 88e, lorsque Figo ajustait la tête de Nuno Gomes sur un centre tendu botté depuis la droite (88e).

L'Allemagne finissait "son" Mondial sur une bonne note et sur un score, 3-1, qui permettait de fêter une troisième place méritée au vu de son parcours dans cette compétition.

"C'était mon dernier match international aujourd'hui, ça a été une belle aventure mais il faut savoir s'arrêter,J'étais international depuis 1995, c'est sûr que cela fait mal d'arrêter, mais c'est le bon moment."
Oliver Kahn

Les faits du match
A Stuttgart, Gottlieb-Daimler Stadion
Buts pour l'Allemagne: Bastian Schweinsteiger (56e, 78e), Petit (61e, csc)
But pour le Portugal: Nuno Gomes (88e)
Avertissements pour l'Allemagne: Torsten Frings (7e), Bastian Schweinsteiger (78e)
Avertissements pour le Portugal: Ricardo Costa (24e), Costinha (33e), Paulo Ferreira (60e)
Arbitre: Toru Kamikawa (Japon)
Spectateurs: 52.000

Les équipes:
Allemagne: Oliver Kahn, Philipp Lahm, Christoph Metzelder, Jens Nowotny, Marcell Jansen, Bernd Schneider, Sebastian Kehl, Torsten Frings, Bastian Schweinsteiger (puis Thomas Hitzlsperger, 79e), Miroslav Klose (puis Oliver Neuville, 65e), Lukas Podolski (puis Mike Hanke, 71e).
Portugal: Ricardo Pereira, Paulo Ferreira, Nuno Valente (puis Nuno Gomes, 69e), Ricardo Costa, Fernando Meira, Costinha (puis Petit, 46e), Maniche, Deco, Simao Sabrosa, Pauleta (puis Luis Figo, 77e), Cristiano Ronaldo.

# Enviado em Segunda 10 Julho 2006 09:33